13 rue Santeuil, Paris 5
(M7) Censier-Daubenton
(M5) Campo-Formio
Ensemble, iels interrogent la notion de « gouvernance résiduelle », qui désigne tout à la fois la gestion des déchets, la relégation de certaines populations et les formes de pouvoir qui perpétuent les inégalités sociales et environnementales, bien au-delà du contexte sud-africain.
Gabrielle Hecht est historienne de l’environnement. Elle est accueillie depuis la rentrée 2025 à l’université d’Aix-Marseille dans le cadre du programme Safe Place for Science, après avoir longtemps enseigné à l’université Stanford. Son livre, Gouvernance résiduelle se penche sur les déchets issus de l’extraction de l’or et de l’uranium en Afrique du Sud pour explorer la manière dont communautés, expert·es et artistes luttent pour une justice infrastructurelle et environnementale. L’ouvrage démontre que l’activité minière en Afrique du Sud constitue un exemple emblématique de ce que Hecht théorise sous le terme de « gouvernance résiduelle » : une gouvernance des déchets et des rebuts, délibérément inefficace, qui traite les populations et les territoires comme des déchets et des friches.
Potšišo Phasha est un artiste pluridisciplinaire, ethnographe visuel et stratège en planification du développement basé à Johannesburg. Son travail explore les intersections entre la vie urbaine en Afrique, la justice environnementale et la relation entre les individus et les lieux.