13 rue Santeuil, Paris 5
(M7) Censier-Daubenton
(M5) Campo-Formio
Depuis une dizaine d’années, les associations, coopératives et entreprises de l’immobilier solidaire font un pari simple : l’immobilier doit être un outil au service des habitant·es, des usager·ères et des territoires. Tourné vers une économie de l’usage, du lien et des circuits courts, ces organisations inventent ou remettent au goût du jour d’autres manières d’occuper, de construire, de financer, de louer ou de posséder les bâtiments.
Face à la crise du logement et de l’immobilier, à l’explosion des inégalités sociales et territoriales, à l’obsolescence programmée de certaines constructions, à la marchandisation de la ville et sa financiarisation généralisée, les acteur·rices de l’immobilier social et solidaire proposent de nouveaux modèles.
Car que devient une ville lorsque les rez-de-chaussée se vident ? Que devient un territoire lorsque les associations ne peuvent plus payer leurs locaux ? Que devient une activité productive lorsque le foncier devient inaccessible ? Que devient le droit à la ville lorsque les ménages les plus modestes doivent s’en éloigner ? Que deviennent les communes rurales ou périurbaines sans lieux de sociabilité ? À l’inverse, que se passe-t-il lorsque des habitant·es participent à la conception de leur habitat ? Lorsque plusieurs associations mutualisent leurs espaces ? Lorsque des bâtiments vacants deviennent des logements, des ateliers ou des lieux de rencontre ?
Face à des enjeux sociaux, économiques et environnementaux majeurs, la marchandisation de l’immobilier est un échec patent. Il n’est plus possible de gaspiller le foncier et les constructions. La KISS donne la parole à celles et ceux qui, partout en France, pratiquent d’autres façons de faire de l’immobilier. Des projets, des modèles et des acteur·rices à découvrir le temps d’une journée..