au
13 rue Santeuil, Paris 5
(M7) Censier-Daubenton
(M5) Campo-Formio
Née de mon mémoire de recherche-création à Paris 8, l’exposition Cuir Moustache interroge la figure du clone gay des années 1960-1970 : moustache, cuir, corps musclés. Comment des hommes marginalisés par la masculinité hégémonique ont-ils retourné ses codes pour en faire une force de résistance ?
Vernissage le 6 novembre de 17h à 22h
Pour y répondre, j’ai constitué un « atlas des masculinités gay » : une collecte d’images mêlant peinture classique, statues antiques, magazines gays et productions underground. Rapprochées, ces images révèlent la charge subversive de postures et de gestes, à une époque où les identités gay étaient déclassées.
Au centre, un grand accrochage d’archives issues de mes collectes. L’idée ? « Kinker » l’archive, la chercher là où on ne l’attend pas : productions porno, publicités pour poppers, objets culturels marginaux. Réhabiliter des traces ignorées – preuves d’existence de vies et de désirs invisibles.
Parmi les installations :
L’ensemble mélange les registres – art classique et porno, sérieux et camp – pour interroger les hiérarchies culturelles et célébrer la subversion. Car le regard gay a toujours existé dans l’histoire de l’art, avant d’être nié, effacé. Cuir Moustache propose un musée alternatif où, à côté de chaque image « noble », se trouvent les traces désirantes d’une culture populaire gay. Un musée assemblé image après image, collage après collage.