au
13 rue Santeuil, Paris 5
(M7) Censier-Daubenton
(M5) Campo-Formio
Par cette exposition-atelier, Ingrid Ernst explore le rôle du textile dans la vie poétique, du quotidien à la création, au fil des écrits et du temps.
Après la création de son Potager éco-poétique à Césure et son exposition de photographies sur la douceur de l’ancrage en ce quartier, Ingrid Ernst explore le travail textile comme partie d’une vie poétique, par une exposition montrant ses œuvres textiles en cours et achevées, mais aussi des pièces textiles du quotidien qu’elle a créées dans le contexte d’une chaîne de transmission d’objets faits main reliant ses arrière-grands-parents à ses enfants.
Tout tricot, tissage, broderie, pièce de tissu cousue intègre le fil de la pensée et peut avoir un rôle symbolique, propitiatoire, mémoriel, ou réconfortant au-delà de sa fonction utilitaire.
A travers les pièces montrées, il s’agit de montrer cet engagement affectif qui fait du textile un langage. L’accrochage d’un certain nombre de textes poétiques et de travaux intégrant des poèmes permettra de saisir cet aller-retour qui s’opère alors dans la conception de ses œuvres.
Partant de l’idée que le textile étant un des derniers domaines où il est possible en tant que citadin de satisfaire ses besoins dans une certaine indépendance, tout en donnant du sens à son quotidien, Ingrid Ernst installe sa table d’atelier au milieu de ce parcours, où les visiteurs sont invités à venir avec des petits travaux de réparation ou de création, à faire ou à concevoir
Ainsi à travers cette exposition-atelier l’activité textile – des hommes autant que des femmes ! – s’exerce en participant à la structuration de l’esprit en s’inscrivant dans différents continuum entre compétences professionnelles et adresse coutumière, entre création et quotidien, entre esquisse, travail en cours et achevé en un processus de fabrication assez lent où même l’essai laissé indéfiniment en attente donne une valeur au temps qui y est consacré.